Petite-fille et arrière petite-fille de biffins à Paris, tous chiffonniers au grand cœur, bravant les difficultés avec courage et bonne humeur.
Grâce à eux, le « POUVOART D'ACHAT », Patricia Caroff connait !
Enfant déjà elle récupérait du zinc, du cuivre,
et vendait ces métaux au ferrailleur du coin
pour acheter des Carambars… (vous savez... les Carambars ! ils étaient enrobés d'un papier
sur lequel était écrites de petites histoires drôles !).
Elle ne pensait pas qu'un jour elle récupérerait ce zinc pour l'apposer sur des toiles...
Comme quoi, nos aïeux ne sont pas si loin de nous !
Au premier regard, la peinture de Patricia Caroff nous interpelle par ses qualités chromatiques et la sensibilité avec laquelle elle recouvre le support.
L’œuvre se caractérise par sa matérialité, la peinture devenant presque le sujet du tableau. Presque, parce que l’artiste n’abandonne pas complètement toute référence sémiologique ou iconique. Les pots ou autres fuseaux, à la présence récurrente, apparaissent de façon inconsciente; leurs formes simples
et épurées contribuent à l’organisation et à la structuration de l’espace.
Un peu comme dans la peinture d’Eugène Leroy, entre image et présence physique de l’œuvre, la peinture de Patricia Caroff révèle cette complexité plastique qui la rend belle, poésie d’une œuvre dont l’esthétique repose
sur la confrontation du support, de la matière et du signe.